Livret A : quelle réforme après le relèvement du plafond ?

Le rapport recommande une formule de fixation du taux d’intérêt des livrets qui soit à la fois simple et totalement automatique, avec une fréquence des ajustements annuelle plutôt que semestrielle sur l’inflation. Le taux d’intérêt ne serait plus majoré systématiquement d’un quart de point mais du taux d’inflation augmenté de 10% du taux de croissance : le taux du Livret A atteindrait 2,03 % contre 2,25 % avec la formule de calcul actuelle. Dans la ligne du rapport Camdessus de 2007, le rapport propose également que la commission versée aux réseaux distributeurs du livret A et du LDD, en moyenne de 0,50% des dépôts de livret A et de LDD centralisés à la Caisse des dépôts et consignations (CDC), soit réduite à 0,40% pour diminuer le coût de financement du logement social. Par ailleurs, le rapport recommande une diversification des emplois des fonds d’épargne au profit des PME, de la future Banque publique d’investissement ou de l’économie sociale et solidaire. Enfin, dans son analyse de l’impact du relèvement des plafonds des livrets sur les liquidités du secteur bancaire, le rapport estime que les conséquences pour les banques ont pu être partiellement compensées. Les transferts de fonds prévus du fait du doublement des plafonds du Livret A et du LDD ne sont "pas de nature systémique", c’est-à-dire à même de déstabiliser banques ou assureurs. En revanche, le coût pour les finances publiques, de l’ordre de 200 millions d’euros par an, "invite à poser la question des prélèvements sociaux et fiscaux".
La remise du rapport intervient le jour même de la publication au Journal officiel des décrets qui relèvent, à compter du 1er octobre, de 25 %, à 19 125 euros, le plafond du Livret A et doublent, à 12 000 euros, le plafond du Livret de développement durable (LDD).
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